• Le rachat

     

    Le rachat

     

     

    Pour nos péchés

    tu as bu la coupe amère

    jusqu’au bout

    ton cœur a connu

    la trahison, l’insulte

    l’indifférence

    ton corps a été déchiré

    par nos ignominies

    Dieu, tu t’es abaissé

    à prendre un corps humain

    pour sauver les hommes

    que tu aimais déjà

    avant la création du monde

    malgré leur iniquité

    Ta croix accomplit l’impossible

    l’Esprit a jeté le mal

    dans la fosse de l’oubli

    pour que soit payée à jamais

    la dette de l’humanité

    Nous sommes neufs à  ses yeux

    Vêtus de lin immaculé

    De l’habit de fête

    Des fils de Dieu

    Et nous possédons son héritage

    Dieu d’amour, tu nous as aimés

    Depuis le fond des âges

    Permets que nous gardions pour toi

    Notre âme pure de toute souillure

    Que la prière soit notre pain quotidien

    La manne du ciel

    Le viatique de l’étroit chemin

    Pour que nous restions fidèles

    A notre promesse de t’aimer


  • Commentaires

    1
    Samedi 21 Juillet à 10:01

    Je ne partage pas cette idée de "l'agneau pascal immolé", soit que qqun ait été supplicié pour que nous soyons libérés du mal ! C'est d'une cruauté incroyable, et cela ne correspond pas au message de Jésus dans Saint Jean ... Il dit à ses disciples: "Courage ! J'ai vaincu le monde". Ce qui ne veut pas dire qu'il l'a fait A NOTRE PLACE (personne ne peut se mettre à notre place) mais qu'il nous a montré que c'était possible, pour que nous l'imitions. Le XVIIe siècle français a vu fleurir d'immenses mystiques, et leur référence était l'Imitation de Jésus-Christ. Cette croix,nous devons la découvrir en nous-même et et nous en charger à notre tour.
    Mais ce n'est pas si dramatique. Pourquoi y voir le summum de l'horreur ? C'est ce qui a toujours détourné beaucoup de gens du christianisme. Le message de Jésus n'est pas la croix ; son message est la RÉSURRECTION. Son message est la Transfiguration ! Son message est aussi le Pardon. Les Hébreux ne l'ont pas compris et l'ont mis à mort ; mais il savait que dans les bras du Père (à qui il s'est confié au Mont des Oliviers) il ne risquait rien. Il a donc  opté pour la réconciliation parfaite (Père, pardonne-leur) et ainsi tout a été "accompli", c'est à dire est devenu parfait et UN. C'est ainsi qu'accèdent au Royaume du Père, et le Juste,  et le Larron qui y a cru.

    Mais en te relisant je pense que tu arrives à la même conclusion... ;)

      • Dimanche 22 Juillet à 23:25

        Nous n'aurions jamais pu le faire seuls. Dieu envoyait des prophètes et cela n'allait jamais bien loin. le peuple élu

        tuait les prophètes. Dieu supportait leurs sacrifices momentanément  en attendant le sang de l'agneau versé une fois

        pour toutes pour réconcilier les hommes avec Dieu. Nous avons aussi a porter notre croix et le Sauveur nous aide a le

        faire. Béni soit son nom. ..Merci Mayalila pour le partage.

    2
    Lundi 23 Juillet à 09:54

    J'ai l'impression en te lisant que Dieu serait une sorte de "superextraterrestre" qui gère les choses de la planète... C'est un peu ainsi qu'il m'était apparu lorsque j'ai étudié la Rose-Croix et que j'ai vu toute une échelle de puissances au-dessus de nous : il y avait certes un niveau où ce "Dieu" pouvait être identifié mais il n'était pas au sommet de l'échelle, loin s'en faut. Nommé "Jéhovah", il n'était qu'un "esprit-groupe"  gérant le peuple d'Israël. Depuis que j'ai rencontré l'advaïta vedanta j'ai appris à le nommer plutôt "Ego" (personnel et tyrannique, enclin à juger)...  L'advaïta simplifie, comme d'ailleurs également le "Cours en miracles" qui pourtant se réclame de Jésus. Jésus est bien au-delà de tout cela. Il a vaincu le monde, c'est à dire tout ce monde du premier testament, et si les hébreux ont crucifié le "Roi des Juifs", cela signifie que Jésus a surmonté cette croyance et dépassé cette vision de lui-même, ce rôle qu'on a voulu lui faire jouer. Il est le prototype d'une vision de l'Homme nouvelle, celle de "Fils de Dieu" que nous sommes appelés à être. Mais il ne s'agit plus du même "Dieu", il s'agit du Père qui n'engendre pas par la Chair, mais par l'Esprit - et pour qui donc il n'y a pas non plus de  mort, à part celle du "vieil homme".

    Cette histoire de "sang de l'agneau versé une fois pour toutes" me fait penser à une sorte de mythe s'adressant à notre inconscient pour y guérir les blessures émotionnelles - blessure symbolisée par un autre mythe, celui de la faute d’Ève.

    Mais en relisant ton poème je vois que ce "sacrifice", si l'on y croit, représente une telle PREUVE D'AMOUR qu'elle peut bouleverser et transformer. D'où son importance.

    Merci de m'offrir tant de réflexion...

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