• Conte zen Le prince de Tsinn

    Le prince de Tsinn festoyait avec ses courtisans. Le repas avait été bien arrosé.

    Le souverain, quelque peu éméché, tenait des propos décousus et parfois

    bien extravagants auxquels ses favoris répondaient par d'onctueuses flatteries.

    Soudain, le prince étira ses manches flottantes, poussa une exclamation et déclara:
    - Il n'y a pas plus grand bonheur que d'être un monarque. On n'a de comptes à

    rendre à personne et nul n'ose vous contredire !
    Kouang, son maître de musique, qui était assis en face de lui, prit alors son luth et le lui jeta à la figure. Le prince bondit de son siège, esquivant ainsi l'instrument qui se fracassa contre le mur avec un gémissement pitoyable. Les courtisans

    indignés se levèrent et protestèrent énergiquement. L'un d'eux demanda au musicien:
    - Comment avez-vous osé lever la main contre votre souverain ?
    - Je n'aurais jamais fait une chose pareille ! S’offusqua le maître de musique.
    J'ai simplement voulu corriger un usurpateur qui avait pris la place du prince. Et il désigna le siège vide du monarque en disant:
    - J'ai entendu venant de cet endroit des propos indignes d'un souverain !
     Le souverain éclata de rire et dit:
    -  Il m'est plus utile que vous car, lui, il me sert de garde-fou !

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 18 Novembre 2012 à 17:03

    Bonsoir, j'aime bien les contes, bon dimanche

    2
    marlene04 Profil de marlene04
    Jeudi 14 Février 2013 à 18:03

    Merci de ton passge Witney .


    Bonne soirée

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